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J'ai découvert l'auteure suédoise, Maria Ernestam, il y a quelques mois à travers le roman Pattes de velours, oeil de lynx, et comme j'avais tout particulièrement apprécié son ton frais et la facilité avec laquelle elle m'avait entrainée dans son univers, j'ai de suite sauté sur son tout dernier roman: Jambes cassées, coeurs brisés.

 

Pourtant, lorsqu'un auteur me plaît, j'ai toujours une mini appréhension quand je me lance dans un autre de ses livres: et si celui-là ne me plaisait pas autant? Et si j'étais déçue finalement? Eh bien rassurez-vous, il n'en fut rien! J'ai adoré le personnage touchant de Lisbeth, cette jeune institutrice échaudée par un premier amour malheureux, qui a reconstruit sa vie dans un petit village, où les habitants l'ont chaudement accueillie. A tel point, que peu à peu elle ose se révéler à elle-même, s'affranchissant du modèle familial pseudo exemplaire imposé par sa soeur médecin, mère de trois enfants et enceinte du quatrième. Elle ose aussi se libérer du joug maternel (inconscient certes mais ô combien pesant) instauré lors des Fêtes de Noël et enfin, elle osera même à travers une duperie comique mais risquée, batailler pour  sauver son emploi. Bref, ce réveil des consciences plein de fraîcheur, d'humour et d'entrain m'a autant séduite que le premier ouvrage que j'avais lu, avec en prime à chaque fois un petit voyage au coeur des us et coutumes scandinaves (j'adore!). Il me tarde à présent de découvrir le reste de la bibliographie de cette romancière suédoise au style si chaleureux!

 

Gaïa Editions, 2019