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Quand je commence un roman de Theresa Révay, je sais déjà que je vais faire un formidable voyage dans le temps et dans l'espace. C'est un peu comme de commencer à faire ses valises avant de partir en vacances et de sentir l'excitation monter...

 

Je suis ainsi partie cette fois sur les traces d'Alice Clifford, journaliste américaine et correspondante de guerre pour le New York Herald Tribune, de 1936 à 1945. La reporter se trouve à Addis Abeba quand le gouvernement éthiopien tombe entre les mains du Duce en 1936. Elle retourne alors à Rome, où elle fréquente la haute société romaine, et notamment l'entourage de Mussolini mais sans jamais pour autant se départir de son libre-arbitre. Elle sera ensuite envoyée en Espagne où elle sera témoin de l'avancée de Franco, soutenu par l'Allemagne. Elle fréquentera ainsi l'intelligentsia présente sur place dont l'écrivain Ernest Hemingway ou encore Antoine de Saint-Exupéry, alors journaliste de Paris-Soir. Ses liaisons, que ce soit avec un diplomate italien proche du pouvoir fasciste ou avec un journaliste allemand, ne parviendront jamais à l'entraver...

 

"La vie ne danse qu'un instant" apparaît comme une ode aux femmes libres, aux courageuses correspondantes de guerre qui ont, grâce à leur plume et à leur regard aiguisé, permis au monde de saisir l'actualité  dans son contexte réel. Le personnage fictif d'Alice Clifford côtoie les plus célèbres d'entre elles, telles Martha Gellhorn ou Virginia Cowles, et nous semble donc d'autant plus authentique. Theresa Révay nous offre ici une fois encore, un roman d'aventures mais aussi un roman historique, et c'est bien cette signature que j'apprécie tant chez elle!

 

"La vie ne danse qu'un instant" a reçu le Prix Simone Veil 2017.

 

 

Ed.Albin Michel, 2017

Ed. Le Livre de Poche, 2018